jeudi 24 avril 2008

Conjoncture

Les Etats-Unis sont durement touchés par le ralentissement économique issu de la crise financière mais l'économie mondiale progresse toujours à un rythme élevé.


PERPECTIVES SUR LES TAUX POUR LE MOIS A VENIR


Perspectives

Taux courts

La Réserve Fédérale américaine a de nouveau abaissé son principal taux directeur, le 18 mars, de 0,75%, pour le porter à 2,25 % (5,25% en septembre 2007).

Cette nouvelle baisse vise à soulager les conditions de crédit des acteurs financiers touchés par la crise en cours. Si l'on constate des signes d'amélioration sur ce plan, ce qui semblerait être le cas, on peut estimer que le mouvement de baisse des taux américains est proche de sa fin.

La situation sur le plan de l'inflation est préoccupante (4% aux USA, 3,5% en zone euro). Le principal objectif de la Banque Centrale Européenne est la maîtrise des prix, ce qui explique qu'elle ne puisse pas baisser ses taux qui devraient rester stables dans les mois qui viennent.

Taux longs

Le niveau des taux longs reflète essentiellement l'aversion au risque des investisseurs, qui privilégient les obligations d'Etat par besoin de sécurité.

Les taux à long terme sont donc poussés à la baisse et apparaissent trop bas compte tenu des niveaux d'inflation : 4,20% en France (après un plus bas vers 3,90% le 17/03) et 3,60% aux Etats-Unis (plus bas 3,30%) pour l'emprunt d'Etat de référence à 10 ans.

Les taux remonteront au fur et à mesure que la crise financière se résorbera.

vendredi 22 février 2008

Perspectives des taux Février


Perspectives

1. Taux courts

Devant l'ampleur de la crise financière et un ralentissement économique marqué, la banque centrale américaine a très sensiblement abaissé son principal taux directeur, à deux reprises, le 22/01/08 (-0.75%) et le 30/01/08 (-0.50%) ; c'est le cinquième mouvement de baisse de taux depuis le 18/09/07, moment où ce taux s'établissait à 5.25%, alors qu'il n'est plus qu'à 3% aujourd'hui.

Dans le même temps la Banque Centrale Européenne n'a pas modifié son principal taux directeur, toujours préoccupée par le niveau de l'inflation en Europe, alors que pour l'instant l'activité économique semble résister autour d'un taux de croissance de 2%.

Rappelons que les deux banques centrales ont des mandats différents : l'américaine doit se préoccuper à la fois de l'inflation et de la croissance, alors que l'européenne a comme unique objectif statutaire la lutte contre l'inflation.

Beaucoup d'opérateurs espèrent encore une nouvelle baisse des taux américains pourtant déjà fortement abaissés. Un assouplissement supplémentaire est possible.

2. Taux longs

L'économie ralentit fortement, certains craignent un approfondissement de ce ralentissement conduisant à une vraie récession ; on retrouve la préférence pour les placements sans risque ("flight to quality") dans une période chahutée : tout cela conduit à la baisse des taux à long terme.

Ainsi aux Etats-Unis, alors que le taux à court terme passait de 4.25% à 3% en janvier, le taux d'Etat à 10 ans passait de 4.30% à 3.60% (-0.70%).

Dans le même temps, le taux à 10 ans européen revenait de 4.40% à 4% (-0.40%)

Les taux longs américains ont fortement baissé (ils étaient à 5.50% mi 2007) ; les taux longs européens ont moins baissé car ils sont freinés par le niveau encore élevé des taux à court terme à 4%

Pour le futur, tout dépendra de l'ampleur du ralentissement économique et de la profondeur de la baisse des taux à court terme ; mais un nouvel affaiblissement du niveau des taux long terme ne peut être exclu.