mardi 18 décembre 2007

Perspectives des taux Janvier

Perspectives

Taux courts

La Réserve Fédérale américaine a de nouveau abaissé son principal taux directeur, cette fois de 0,25%, pour le ramener à 4,25% le 11 décembre. La baisse opérée depuis le début de la "crise subprime" est donc au total de 1% (première baisse le 18/09/07).

La Banque Centrale Européenne ne bouge pas son taux de référence : son mandat lui fixe comme objectif principal la lutte contre l'inflation. Or celle-ci a brutalement augmenté au cours des derniers mois, pour passer de 2 à 3%.

Même si des taux trop élevés handicapent la croissance économique et soutiennent un euro déjà très haut, il y a peu de chances que la banque centrale réduise ses taux qui devraient donc plutôt rester stables dans les semaines qui viennent.

Taux longs

Les taux longs d'Etat évoluent principalement en fonction du degré de crainte des opérateurs sur l'évolution future de la valeur des actifs financiers et de l'activité économique.

Les obligations d'Etat jouent en ce moment le rôle de "valeur refuge", ce qui explique des taux particulièrement bas : 4,15% aux Etats-Unis, 4,40% en France (12 décembre 2007).

Ces taux pourraient remonter si la situation globale des marchés financiers de dettes et d'actions, très perturbés à l'heure actuelle, venait à s'améliorer.

jeudi 15 novembre 2007

Perspectives des taux Décembre

Taux courts

Après 0,75% de baisse de son principal taux directeur, la Réserve Fédérale a signifié qu'elle restait autant préoccupée par les risques d'inflation (attisés notamment par la hausse du prix du pétrole), que par les risques sur la croissance, ce qui est perçu comme un signal de pause dans la baisse des taux.

Avec une inflation en hausse à 2,6% en rythme annuel en zone euro, la Banque Centrale Européenne se doit de maintenir les taux actuels (4%).

Les taux à court terme devraient donc rester stables dans le mois qui vient.


Taux longs

Aux Etats-Unis, de 4,65% début octobre, les taux ont baissé à 4,35% début novembre pour l'emprunt d'Etat à 10 ans, toujours sous l'effet de la recherche de placements sans risque et dans un contexte de ralentissement économique.

En France, pour les mêmes raisons, les taux ont évolué d'une manière symétrique, passant de 4,5% à 4,28% sur la même période.

Dans les semaines qui viennent, la recherche de sécurité dans une période actuellement plus troublée devrait maintenir les taux à long terme sur ces niveaux relativement bas soit entre 4,20% - 4,50% pour la France et 4,30% - 4,70% pour les Etats-Unis.

mercredi 7 novembre 2007

Perspectives des taux Novembre

Perspectives

Taux courts

Après 0,75% de baisse de son principal taux directeur, la Réserve Fédérale a signifié qu'elle restait autant préoccupée par les risques d'inflation (attisés notamment par la hausse du prix du pétrole), que par les risques sur la croissance, ce qui est perçu comme un signal de pause dans la baisse des taux.

Avec une inflation en hausse à 2,6% en rythme annuel en zone euro, la Banque Centrale Européenne se doit de maintenir les taux actuels (4%).

Les taux à court terme devraient donc rester stables dans le mois qui vient.

Taux longs

Aux Etats-Unis, de 4,65% début octobre, les taux ont baissé à 4,35% début novembre pour l'emprunt d'Etat à 10 ans, toujours sous l'effet de la recherche de placements sans risque et dans un contexte de ralentissement économique.

En France, pour les mêmes raisons, les taux ont évolué d'une manière symétrique, passant de 4,5% à 4,28% sur la même période.

Dans les semaines qui viennent, la recherche de sécurité dans une période actuellement plus troublée devrait maintenir les taux à long terme sur ces niveaux relativement bas soit entre 4,20% - 4,50% pour la France et 4,30% - 4,70% pour les Etats-Unis.

mardi 6 novembre 2007

Conjoncture Novembre

Conjoncture

Tirée notamment par la croissance chinoise (+11,5% prévus pour 2007), l'économie mondiale reste solide malgré le ralentissement en cours aux Etats-Unis et en Europe.

La croissance américaine a surpris par sa vigueur au 3ème trimestre : consommation des ménages toujours soutenue, marché de l'emploi ferme, exportations en hausse ; pourtant, la crise immobilière se poursuit.

Le Japon continue sur un rythme modeste ; on a noté la hausse du taux de chômage, la baisse des prix de détail pour le huitième mois consécutif et une bonne demande à l'exportation qui maintient la production industrielle.

Le climat économique continue de se détériorer en Allemagne : baisse des commandes à l'industrie, stagnation prévue dans la construction, recul du moral des patrons ; pourtant le taux de chômage (8,7%) est à un plus bas depuis 1993.

En France, malgré une consommation des ménages soutenue jusqu'à présent, les perspectives s'assombrissent : baisse du moral des ménages, ralentissement dans l'industrie ; néanmoins le dernier chiffre du marché de l'emploi était bon et la construction reste dynamique.

dimanche 7 octobre 2007

Perspectives des taux Octobre

Taux courts

Face aux conséquences de la crise dite "subprime", aux perturbations du marché immobilier américain et au ralentissement de la croissance économique, la banque centrale américaine a décidé d'abaisser nettement son principal taux directeur, de 0,50%, le ramenant à 4,75%.

La plupart des opérateurs anticipent une nouvelle baisse des taux, par exemple de 0,25%, d'ici la fin de l'année. Rien n'est sûr, cela dépendra de l'évolution de la situation économique et financière aux Etats-Unis et de l'évolution des perspectives d'inflation.

En septembre, la Banque Centrale Européenne n'a pas relevé son principal taux directeur (actuellement à 4%) comme cela était assez unanimement attendu avant le déclenchement de la crise "subprime". Elle a ainsi voulu montrer qu'elle n'était pas insensible aux risques de ralentissement économique issus de cette crise. Ceci-dit, elle reste préoccupée par l'évolution future du taux d'inflation. Celui-ci est négativement impacté par la poursuite de la forte hausse des matières premières.

Le plus probable est que les taux courts européens restent stables dans les mois qui viennent en attendant que la crise se résorbe, et à condition que les prix ne connaissent pas de forte hausse.

Taux longs

Les taux à long terme sont favorablement impactés (baisse des taux) par la recherche de produits liquides et sûrs de la part des investisseurs qui fuient le risque en cette période.

Les taux d'Etat américains à 10 ans qui se situaient début juillet vers 5,20%, sont aujourd'hui à 4,60%. Les taux européens sont retombés à 4,25% début septembre pour revenir à 4,75% aujourd'hui.

Les taux longs devraient remonter progressivement au fur et à mesure que les marchés de taux d'intérêt reprendront une configuration plus normale (disparition progressive de l'aversion au risque).

mardi 2 octobre 2007

Conjoncture Octobre

Conjoncture

La tendance est au ralentissement économique dans les grands pays développés (Amérique du Nord, Europe de l'Ouest, Japon). Par contre, les "pays émergents" (Chine, Inde, Asie, Amérique du Sud, Europe de l'Est) restent dynamiques, ce qui permet globalement à la croissance mondiale de se maintenir à un niveau élevé.

Aux USA, on a noté un nouveau ralentissement de la croissance industrielle et la poursuite du recul du secteur immobilier, alors que les chiffres de l'emploi et la consommation des ménages restent relativement bien orientés pour l'instant.

Le Japon a connu pour la première fois depuis des années une baisse de ses dépenses d'investissement ; le taux de chômage (toujours proche de ses plus bas) s'est dégradé, alors que les prix sont toujours en baisse ; la croissance reste très modérée.

L'Allemagne connaît un retournement : croissance industrielle sur des niveaux bas, ventes au détail toujours en recul, inflation au plus haut depuis six ans, climat des affaires en recul. Pour l'instant (septembre) le marché de l'emploi n'a pas été affecté.

En France, on a noté au cours du mois passé un ralentissement dans l'industrie, la dégradation du moral des ménages, l'arrêt de l'amélioration de la situation de l'emploi ; la situation des finances publiques est préoccupante ; pourtant les ménages ont continué à consommer au cours de l'été.

La zone euro a connu un ralentissement dans les services et l'industrie, une stabilisation du taux de chômage, une hausse du taux d'inflation ; les prévisions de croissance doivent être revues à la baisse.

jeudi 20 septembre 2007

Perspectives des taux Septembre

L'économie des grands pays industrialisés a ralenti nettement au cours du deuxième trimestre 2007, sauf aux Etats-Unis qui ont corrigé une mauvaise performance au premier trimestre.

Les grands pays "émergents" (Asie, Chine, Inde…) continuent de tirer la croissance mondiale.

Les graves difficultés du secteur du crédit immobilier aux Etats-Unis, qui ont provoqué une crise financière s'étendant à l'Europe, devraient entraîner un affaiblissement de l'activité économique au second semestre.

Au deuxième trimestre, on a noté aux USA une reprise des investissements, une amélioration de la situation du commerce extérieur, mais un ralentissement de la consommation des ménages.

Le Japon a connu un deuxième trimestre très faible : nouveau recul des prix en négatif en glissement annuel, recul des exportations, des investissements, des mises en chantier de logement. Malgré un taux de chômage au plus bas, la consommation des ménages reste peu dynamique.

La contraction de l'activité a été nette également en zone euro (+0,3% contre +0,7% le trimestre précédent) : l'investissement est en recul mais les exportations se tiennent bien, ainsi que les dépenses des ménages.

Ces tendances sont celles que l'on trouve en Allemagne (0,3%) où l'on a noté également la faiblesse de la construction, le ralentissement de la baisse du chômage et la détérioration du moral de l'ensemble des acteurs économiques.

En France, on attribue la faible activité du deuxième trimestre à l'attentisme qui a prévalu en période de campagne électorale présidentielle, mais cela n'explique pas tout : recul de la production industrielle, stabilisation du taux de chômage, aggravation du déficit commercial (-3 Mds d'euros sur un seul mois en juin).