dimanche 7 octobre 2007

Perspectives des taux Octobre

Taux courts

Face aux conséquences de la crise dite "subprime", aux perturbations du marché immobilier américain et au ralentissement de la croissance économique, la banque centrale américaine a décidé d'abaisser nettement son principal taux directeur, de 0,50%, le ramenant à 4,75%.

La plupart des opérateurs anticipent une nouvelle baisse des taux, par exemple de 0,25%, d'ici la fin de l'année. Rien n'est sûr, cela dépendra de l'évolution de la situation économique et financière aux Etats-Unis et de l'évolution des perspectives d'inflation.

En septembre, la Banque Centrale Européenne n'a pas relevé son principal taux directeur (actuellement à 4%) comme cela était assez unanimement attendu avant le déclenchement de la crise "subprime". Elle a ainsi voulu montrer qu'elle n'était pas insensible aux risques de ralentissement économique issus de cette crise. Ceci-dit, elle reste préoccupée par l'évolution future du taux d'inflation. Celui-ci est négativement impacté par la poursuite de la forte hausse des matières premières.

Le plus probable est que les taux courts européens restent stables dans les mois qui viennent en attendant que la crise se résorbe, et à condition que les prix ne connaissent pas de forte hausse.

Taux longs

Les taux à long terme sont favorablement impactés (baisse des taux) par la recherche de produits liquides et sûrs de la part des investisseurs qui fuient le risque en cette période.

Les taux d'Etat américains à 10 ans qui se situaient début juillet vers 5,20%, sont aujourd'hui à 4,60%. Les taux européens sont retombés à 4,25% début septembre pour revenir à 4,75% aujourd'hui.

Les taux longs devraient remonter progressivement au fur et à mesure que les marchés de taux d'intérêt reprendront une configuration plus normale (disparition progressive de l'aversion au risque).

mardi 2 octobre 2007

Conjoncture Octobre

Conjoncture

La tendance est au ralentissement économique dans les grands pays développés (Amérique du Nord, Europe de l'Ouest, Japon). Par contre, les "pays émergents" (Chine, Inde, Asie, Amérique du Sud, Europe de l'Est) restent dynamiques, ce qui permet globalement à la croissance mondiale de se maintenir à un niveau élevé.

Aux USA, on a noté un nouveau ralentissement de la croissance industrielle et la poursuite du recul du secteur immobilier, alors que les chiffres de l'emploi et la consommation des ménages restent relativement bien orientés pour l'instant.

Le Japon a connu pour la première fois depuis des années une baisse de ses dépenses d'investissement ; le taux de chômage (toujours proche de ses plus bas) s'est dégradé, alors que les prix sont toujours en baisse ; la croissance reste très modérée.

L'Allemagne connaît un retournement : croissance industrielle sur des niveaux bas, ventes au détail toujours en recul, inflation au plus haut depuis six ans, climat des affaires en recul. Pour l'instant (septembre) le marché de l'emploi n'a pas été affecté.

En France, on a noté au cours du mois passé un ralentissement dans l'industrie, la dégradation du moral des ménages, l'arrêt de l'amélioration de la situation de l'emploi ; la situation des finances publiques est préoccupante ; pourtant les ménages ont continué à consommer au cours de l'été.

La zone euro a connu un ralentissement dans les services et l'industrie, une stabilisation du taux de chômage, une hausse du taux d'inflation ; les prévisions de croissance doivent être revues à la baisse.